23.07.2007
Le bouclier fiscal et le sabre de l'administration
Le bouclier fiscal est, en soi, une excellente initiative, que l'Oryctérope applaudit des deux pattes avant.
Les deux limites que les contribuables doivent connaître à cette mesure récente sont les suivantes:
1/ bien vérifier si oui ou non on est élligible: les détenteurs de faibles revenus (moins de 15 000 € annuels) devraient constituer environ 80% des élus potentiels. Or il y a fort à parier que parmi eux peu nombreux sont ceux qui sont informés de leur droit à restitution. Il s'agit souvent de personnes âgées, peu ou mal informées sur ce genre de sujet. N'oublions pas que 83% des bénéficiaires potentiels du bouclier fiscal ne sont pas soumis à l'ISF.
2/ A l'autre bout du spectre, les quelques 16 000 bénéficiaires potentiels qui sont assujettis à l'ISF, et qui vont pour nombre d'entre eux ... purement et simplement renoncer à ce cadeau fiscal. Eh oui ! Alors que l'enjeu est loin d'être négligeable (environ 61 000 € restitués en moyenne par demande servie), ce qui retient ces 16 000 heureux (ou du moins le croirait-on) contribuables, c'est la peur du gendarme.
En effet, la demande de restitution au titre du bouclier fiscal est une réclamation contentieuse. Le contribuable qui la formule rallonge de deux ans le délai triennal de prescription au-delà duquel le fisc ne peut plus se pencher sur sa feuille d'impôt sur le revenu. Par exemple, le contrôle des revenus 2006, normalement prescrit en 2009, se prolonge jusqu'en 2011.
Et dès lors qu'on est dans le cadre d'une réclamation contentieuse, si l'administration estime qu'il y a eu fausse déclaration, la majoration peut aller de 40% à 80% de l'impôt originellement dû. Les contribuables ayant des biens immobiliers ou des titres de sociétés non cotées savent bien que la valorisation proposée au fisc est suscptible d'être contestée par celui-ci.
61 000 €, c'est donc un peu ce que les contribuables formant le quartile supérieur des élligibles au bouclier fiscal sont prêts à abandonner pour leur "tranquillité fiscale". Pour bien moins, un conseil fiscal et patrimonial leur permet d'arriver au même résultat. A eux de choisir.
16:10 Publié dans Gestion de Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ISF, bouclier fiscal, contentieux, fisc, patrimoine
Unir n'est pas subir
Charles Millon et sa liste UNIR ont dévoilé leur 7 mesures pour Lyon (voir la note "Charles Millon: UNIR pour désunir" - 17.07.2007).
Parmi ces mesures "innovantes et décoiffantes", l'engagement de ne pas augmenter la fiscalité, grâce au "réservoir d'économies" généré par la mauvaise gestion de l'actuelle municipalité.
L'Oryctérope s'accorde pour penser que la gestion Collomb est, sous bien des aspects, une gabegie dont le seul avantage est de permettre des gains futurs, sans trop de difficultés. Pour autant, promettre une "fiscalité zéro" lorsqu'on voit la croissance moyenne des dépenses des grandes villes françaises, et qu'on sait le programme "ambitieux" de Charles Millon pour Lyon, voilà bien une promesse démagogique.
Le danger pour la droite UMP de Dominique Perben consisterait à devenir prisonnière, par peur de ne pas être consensuelle avec Charles Millon, des fantasmes politiques de ce dernier. Par peur d'être présentée comme étant à l'origine de la division de la droite, par refus du "programme" d'UNIR, présenté sous forme de diktat, UNIR peut constituer un poids qui coule les chances de l'UMP plutôt qu'il ne l'aide.
Les amis d'hier n'ont pas toujours la loyauté de l'union, et le trio Millon - Broliquier - Nardonne n'attend qu'un faux pas de Dominique Perben et de Michel Havard pour mieux justifier une liste séparée au premier tour des municipales.
13:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Charles Millon, Dominique Perben, UMP, Lyon, municipales
20.07.2007
L'Oryctérope vous aide à devenir riche comme Picsou
Extrait du "Figaro" du 20 juillet 2007:
" 1,5 million d'euros : pour 60 % des Français et des Anglais, c'est le patrimoine qu'il faut détenir pour « être riche », selon une enquête TNS Sofres publiée hier [jeudi 19 juillet 2007, ndlr].
Si les Britanniques et les Allemands comptent d'abord sur leur travail pour y parvenir, les Français, eux, oscillent « entre raison et rêve », relève l'enquête. Ils sont presque aussi nombreux à compter sur les gains aux jeux d'argent (39 %) que sur les fruits de leur travail (40 %). Vient ensuite l'immobilier (investissement dans une résidence ou locatif), puis la création ou la revente d'une entreprise, devant l'investissement en Bourse. "
Les performances brutes des différentes classes d'actifs sont les suivantes sur la longue période :
Bourse: + 5 270 % (indice avec dividende réinvestis)
Immobilier : + 3 880 % (Paris, avec cumul des loyers réinvestis)
Fonds € assurance vie: + 2 560 % (Capital garanti avec effet cliquet)
Or : + 980 %
Coût de la vie : + 520 %
Livret A : + 460 % (rendement calculé avec intérêts cumulés)
Quand on sait que la fiscalité appliquée et les faux frais ne sont pas sans incidence, particulièrement sur l'immobilier : frais notariés, charges, impôts fonciers, agence immobilière, fiscalité sur les plus-values à la vente, droits de succession ... on peut en conclure qu'avec un contrat d'assurance vie multisupport investi pour part en fonds € et pour part en unités de compte, associé à un PEA et un Compte Titres Ordinaire (optimisation du seuil de cession annuel de 20 000 € en 2007), on a la clef de la réussite. Reste à trouver ce qu'on investit dans chaque support :
- Dans le contrat d'assurance vie: actions, obligations ou fonds €, dès lors qu'on passe par des OPCVM (SICAV ou FCP). On a donc accès à toutes les classes d'actifs (y compris l'immobilier) et on peut céder son bien en 48 heures sans frais ni imposition.
- Dans le PEA : titres vifs (actions, obligations européennes, mais aussi des OPCVM). Un oryctérope astucieux vous procurera à la fois une rémunération de vos liquidités sur le PEA (eh oui, c'est faisable !) et un investissement plus large que l'Europe (çà aussi, c'est possible).
- Dans le Compte Titre Ordinaire: titres vifs (actions et obligations, mais aussi des OPCVM).
C'est ainsi qu'on peut obtenir de l'ordre de 4% nets par an de rendement sur son épargne de précaution, destinée à couvrir ses charges et impôts futurs (IR, URSSAF et autres décaissements certains à court terme), disposer d'une épargne à long terme (8 ans et plus) dans le PEA, et disposer d'une épargne investie en fonds € et unités de compte, immédiatement disponible en cas de besoin, dans le contrat d'assurance vie. Rappelons que, contrairement à une idée communément répandue, pour un contrat d'assurance vie rapportant 5% par an, et ouvert il y a seulement un an, si je souhaite disposer des revenus générés au terme de la 1e année, je payerai 115 € de fiscalité (prélèvements sociaux compris), contre 1 350 € d'imposition sur un Compte Titre ou une SICAV.
Pour en savoir plus sur la gestion de votre patrimoine personnel ou professionnel, contacter l'oryctérope en cliquant sur le lien suivant :
orycteropes@yahoo.fr (attention, orycterope"s" au pluriel !)
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15:50 Publié dans Gestion de Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assurance vie, compte titres, PEA, bourse, immobilier, investir
17.07.2007
Charles Millon : UNIR pour mieux désunir
Quelle surprise ! L'auriez-vous deviné ? Charles Millon est de retour dans la vie politique lyonnaise.
Après une déportation dorée à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), où il a sans aucun doute et ostensiblement contribué pendant 3 ans (ainsi que vous avez pu vous en rendre compte) à la lutte contre la faim dans le monde, cet "existentialiste chrétien" qui se dit héritier d'Emmanuel Mounier, a désobéi à l'injonction qui lui avait était faite de décuver son vin de messe loin de la future bataille lyonnaise Collomb - Perben.
Repu par ses "affaires" françaises ("oubliant" sa villa de fonction apportée par le Conseil Régional, il avait choisi un six-pièces, simple et de bon goût, dans le quartier d'Ainay). De même que les taulards font de mauvaises rencontres en détention, Charles Millon s'était, lui, fait d'honorables amitiés: Denis Broliquier, maire d'arrondissement, et l'inimitable Amaury Nardonne, logé un temps rue Grolée (çà ne vous rappelle rien ? Mais si, réfléchissez bien ...). Bref, rien que du beau monde de la presqu'île, au contraire de ce vaurien de Dominique Perben, maire d'une ville qui n'est même pas dans le Rhône.
Voilà donc le trio Millon - Nardonne - Broliquier qui reprend du galon, afin d'unir Lyon autour d'une liste municipale, qui porte le nom éponyme d'UNIR ! L'oryctérope apprécie l'humour de ces nouveaux "Marx Brothers" bien gaulois, forts de proclamer l'union autour d'une liste de division.
Scène 1: Charles Millon annonce sur RCF le 2 juillet 2007 qu'il "accompagnerait à Lyon la construction d'une liste Majorité Présidentielle qui soit la grande liste de la droite lyonnaise", prônant ainsi "le renouvellement du personnel politique à Lyon". Tiens ! L'Oryctérope avait cru comprendre qu'il existait déjà une telle liste à Lyon, coiffée par Dominique Perben. Il est vrai qu'exilé à Rome, Charles Millon n'avait peut être pas les informations récentes des trois dernières années...
Scène 2: Rien ne vaut une petite pique de temps en temps pour se créer une place au soleil. Sur le dazibao du groupe UNIR, à savoir le blog du mouvement, on peut lire des commentaires émus et larmoyants sur le sort de Christian Philip (vous savez, celui dont Nicolas Sarkozy a dit (à peu de choses près) qu'il avait autant sa place en tant que secrétaire d'état qu'un éléphant dans un bénitier).
Extrait du site d'UNIR pour Lyon:
"Même si rien n'avait été annoncé officiellement, il était légitime que Christian PHILIP puisse poursuivre son travail entamé sur les transports ou la francophonie au sein du gouvernement !"
Christian DUPRES DE LHOTE
Scène 3: Charles Millon sait bien (sinon, qu'on lui dise) qu'il ne peut pas gagner les élections. Son but est de faire perdre Dominique Perben ou de faire croire qu'il a tant de poids entre les places Ampère et Bellecour qu'il est de nouveau un acteur incontournable de la politique locale. Devenant de fait le meilleur ami de Gérard Collomb, Charles Millon s'accroche à la "nostalgie du balancier radical" espérant faire pencher la donne d'un côté ou de l'autre.
Scène 4: un programme "innovant et décoiffant" ! C'est ce qu'annonce Charles Millon. Et c'est en le lisant (fautes d'orthographe comprises) qu'on se rend compte que là n'est pas le problème pour lui. Il ne s'agit pas de se faire élire sur un projet, mais de se trouver un recoin au chaud près du radiateur (certes, les hivers sont plus froids à Lyon qu'à Rome). Il faut dire que si c'est Amaury Nardone qui a rédigé ce programme, on comprend mieux la vacuité du contenu: proposer Lyon comme ville olympique d'été ... et simultanément avoir une politique de "fiscalité zéro" appuyée sur ce raisonnement d'une profondeur nietzéenne : "nous estimons que les prélèvements actuels sont suffisant et que nous pouvons générer de fortes économies en rationalisant la gestion des dépense publiques dévolues à la Ville de Lyon". Outre le fait que l'Oryctérope estime que "suffisant" et "dépense" auraient pu s'accomoder d'un "s" même si ces mots sont excessifs aux yeux d'UNIR, l'électeur moyen approuvera toute la logique structurelle de ce genre de proposition. "La famille et les enfants sont au centre de la société": encore un socle bien consensuel du programme d'UNIR, qui prévoit plein de crèches autofinancées. Et puis un grand palais omnisport. Et puis des espaces verts partout autour de Lyon.
En lisant toutes ces idées décoiffantes, l'Oryctérope se demande pourquoi diable ne pas avoir contribué à les distiller au sein du programme UMP mené par Dominique Perben. Bien sûr, ce dernier doit être opposé à la famille et aux enfants, retif aux crèches pour les familles en pénurie, et farouche partisan du béton en périphérie de l'agglomération. Bref, deux hommes et deux choix de société.
Epilogue: l'Oryctérope attend de voir si Dominique Perben saura asseoir sa crédibilité face à cette liste d'outre-tombe menée par des zombies en recherche de gloriole. Passants partisans d'une véritable politique libérale et blasés des luttes intestines des guignols d'entre Saône et Rhône, passez votre chemin.
17:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Charles Millon, Lyon, UNIR, Broliquier, Nardonne
13.07.2007
"Les Echos" : un nouveau canard enchaîné ?
L'Oryctérope aime bien "Les Echos".
Il admire le modèle économique réussi de ce journal, et en apprécie la qualité d'analyse, deux facteurs qui en ont fait, à juste titre, le premier quotidien économique français.
En lisant l'analyse de Paul Fabra, dans le journal du 6 juillet, l'Oryctérope se pose des questions. Loin de contester la qualité rédactionnelle de Paul Fabra, éditorialiste dont la plume sinueuse mais précise et intelligente ne peut être accusée de "simplisme économique", l'Oryctérope conteste vivement le mécanisme qui conduit l'ensemble du personnel de ce quotidien à s'élever contre le probable rachat de leur entreprise par Bernard Arnault.
Premier argument régulièrement soulevé contre le rachat d'un journal économique ou d'opinion: la presse n'est pas une marchandise comme les autres ! Il ne faut pas considérer ce secteur, dans la mesure où il traîte de la liberté de penser et de critiquer, comme un vulgaire supermarché. Dont acte. Les mesures prises en ce sens pour préserver l'intégrité du journalisme sont réelles, la clause de conscience en étant la forme la plus exacerbée.
Nombre de quotidiens, d'hebdomadaires, ont été ou sont sous la coupelle d'intérêts économiques individuels. François Pinault a acheté en son temps, "Le Point". Pour autant, ce magazine n'a pas fait preuve, lors du houleux combat sur Gucci à la fin des années 90, d'un tropisme en faveur du propriétaire d'Artémis. Il est vrai que Bernard Arnault ne s'encombre pas des mêmes précautions de séparation de ses intérêts privés et des actifs de son groupe (LVMH), n'hésitant pas à puiser dans ce dernier les ressources humaines pour créer ses jouets patrimoniaux ("Zebank", Net-économie, etc...).
"Les Echos" appartient depuis de nombreuses années au groupe britannique Pearson: il est étonnant de lire Philippe AUBERGER, membre du comité monétaire du conseil de la Banque de France, affirmer de manière péremptoire qu' "il est certain que la disparition possible d'une partie des publications[françaises, ndlr] risque de reduire encore le lectorat et surtout d'accroître l'influence de la presse anglo-saxonne, qui n'attend que cela et serait trop heureuse d'étendre son influence sur nos grands acteurs économiques". Ah, monsieur Auberger, si la presse étrangère nous amenait à remettre en cause l'opulence du conseil général de la Banque de France, par ces temps de décision monétaire européenne, l'Oryctérope n'en serait pas marri !
Un journal économique n'est donc pas un bien comme les autres. Fort bien. Nous revoilà sur les pentes chauvines de l'exception culturelle française, portant aux nues, en son temps, Canal + (qu'on me montre en quoi Canal + contribue, autrement que par les financements dédiés au cinéma qui lui sont imposés, à une quelconque culture française ?).
L'objectif d'un journal d'opinion est de satisfaire son lectorat, apte au jugement et à l'appréciation de l'existence de l'équité des écrits journalistiques, à lui fournir une analyse dont les lecteurs sont seuls juges, dans le temps, de la validité et de la pertinence, et d'apporter une rentabilité suffisante aux actionnaires qui assument indirectement le risque rédactionnel et directement le risque capitalistique.
C'est ainsi que les actuels actionnaires de "Libération", qu'on ne peut soupçonner de gauchisme forcené, ne se sont pas opposés au "virage à gauche" de ce quotidien, qui bat de l'aile mais garde toute sa place dans le journalisme d'opinion en France.
L'équité journalistique est issue des équilibres en présence et non d'un utopique cantonnement du directeur de la publication et de ses équipes.
La dépendance des "Echos" au sein du groupe Pearson a-t-elle inhibé la force rédactionnelle du quotidien ? Est-ce le cas pour "La Tribune", sauvée par les actionnaires qui l'ont rachetée alors qu'elle frisait le dépôt de bilan et qui ont pris le risque capitalistique de remettre en piste ce quotidien ? Sa présence sur le marché de la presse est-elle sujette aux fourches caudines de son actionnaire principal ? Vaut-il mieux avoir un journal dont le capital est détenu par un groupe économique puissant, présentant selon les dires de Paul Fabra le risque d'interventionnisme rédactionnel direct ou indirect, ou au contraire que "Les Echos" soit filiale d'un groupe de presse ou de communication, avec un risque bien plus fort encore d'intrusion politique ?
Quelle solution proposez-vous concrètement, Paul Fabra, pour le groupe Pearson, qui souhaite extérioriser son investissement ? L'empêcher de vendre ?! Une société des lecteurs ? Le contrôle par l'état ou les collectivités locales ? La seule publicité ?
Paul Fabra écrit que la clef d'un "journalisme libre et épris de vérité réside dans le bonheur de chacun des journalistes à travailler". L'Oryctérope comprend donc que sous l'aulne de Bernard Arnault, les journalistes des "Echos" seraient asservis, enchaînés, loin d'un idéal bonheur rédactionnel.
Après le "Tout Sauf Sarkozy", voici donc le "Tout Sauf Sephora", qui risque bien de paraître, ne vous en déplaise, Paul Fabra, comme une lutte d'une certaine intelligentsia parisienne contre la réalité et les évolutions du monde économique présent. A sous-estimer le rôle de décideur in fine du lectorat, vous omettez que pour un journal comme pour toute autre marchandise, faute de clients, vous n'aurez plus à vous élever contre tel ou tel actionnaire.
Foi d'Oryctérope, l'autoritarisme intellectuel n'est pas là où l'attend.
Addendum du 12/07/2007: Le groupe Fimalac, de Marc Ladreit de Lacharrière, lance une offre ferme (seule condition suspensive: l'approbation de cette offre à la majorité de 55% par l'AG des journalistes) en vue du rachat du quotidien. L'opération a du sens pour les deux parties: pour Fimalac, compléter un pôle Informationsdéjà substantiel: Algorithmics et Fitch IBCA) et pour "Les Echos" d'avoir un actionnaire de référence stable et solide. Ceci n'enlève rien aux réflexions initiales de l'oryctérope sur l'offre de LVMH. Des esprits retords pourraient même mettre en cause l'indépendance future du journal par rapport aux activités d'Algorithmics, société spécialisée dans la gestion quantitative et opérationnelle des risques financiers et donc prestataire de nombreuses banques et établissements financiers. Mais cela ne posera aucun problème à l'équipe rédactionnelle des Echos, puisque le chevalier blanc est celui d'une opinion commune, celle des journalistes et non celle de l'actionnaire. Pas plus que le souvenir que Fimalac avait cédé en son temps son pôle magazine (Valeurs Actuelles, Le Journal des Finances) à Dassault ... au motif d'absence de synergies avec Fitch.
Paul Fabra justifiait par la quête du bonheur son rejet de rejoindre le groupe LVMH; Bossuet a écrit, en son temps: " l'opinion dispose de tout; elle fait la beauté, la justice et le bonheur, qui est le tout du monde". Parions que vous ayez raison, Monsieur Fabra.
17:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Echos, Fabra, Arnault, rachat, indépendance, presse, Fimalac
Politique de la culture à Lyon : le modèle de Fouquet ?
Trop c'est trop !
Sous prétexte que la culture est publique et que celle-ci doit être accessible à tous les oryctéropes de Lyon, donc sous couvert de bons sentiments, la ville gérée par Gérard Collomb, maire en titre et accessoirement président du Grand Lyon et de nombreuses associations ou régies culturelles locales, procède à une gabegie inacceptable des deniers publics. L'Oryctérope s'insurge contre celà et propose une solution, pour que la culture à Lyon continue d'être accessible (sans être hermétique), populaire (sans être somptuaire) et bien gérée (sans être gaspillée).
Prenons l'exemple de 5 institutions importantes et visibles de la culture à Lyon: l'Opéra de Lyon, le Théâtre des Célestins, les biennales de la Danse et des Arts Contemporains, La Maison de la Danse, le Théâtre de la Tête d'Or.
Les statuts : au petit bonheur la chance ...
Aucune de ces 5 institutions n'a le même statut: l'Opéra est une association loi de 1901 présidée par Mr Collomb et les conseillers municipaux formant la majorité des administrateurs, l'établissement est de fait géré par la ville. Le Théâtre des Célestins est une Régie Municipale. Le maire de Lyon préside l'association des Festivals Internationaux, qui organise chaque année les biennales de la Danse. la Maison de la Danse est une coopérative de production (SCOP), gérée par ses salariés. Le Théâtre de la Tête d'Or, enfin, est un théâtre privé, recevant des subventions publiques.
On a là 5 établissements et 5 statuts différents. Qui peut expliquer clairement la justification et l'hétérogénéité des statuts: pourquoi l'Opéra ne serait-il pas une SCOP ? Cela est le fruit de l'histoire, bien sûr, mais il y a un manque certain de lisibilité.
La détention des actifs immobiliers: le grand jeu des chassés-croisés ...
S'il y a bien une chose dont l'oryctérope se méfie, c'est de ces mécanismes par lesquels la municipalité possède un bien qu'elle met à disposition gratuitement d'une entité. Acte de générosité ? Non, acte de confusion. Pourquoi l'économie de l'Opéra n'inclut-elle pas une location du bâtiment à la ville, alors que c'est cette dernière qui en a la propriété ? Pourquoi les travaux d'aménagement ne sont-ils pas supportés par l'Opéra, quitte à ce qu'il y ait intégration de ces travaux dans les subventions accordées par la municipalité ? Pourquoi nos élus s'appliquent-ils à maintenir des règles à géométrie variable, alors que la clarté, l'homogénité et la riqueur sont synonymes de bonne gestion ? Est-ce uniquement par négligence ? Espérons-le.
Les subventions et les aides accordées: aucune perspective du ratio recettes / dépenses ....
L'oryctérope ne raisonne probablement pas comme la municipalité actuelle. Il pense que pour qu'une initiative culturelle mérite d'être soutenue, il faut qu'elle ait un minimum de public ... Si une association culturelle reçoit en subvention 80% ou plus de son budget (certaines parviennent au taux record de 96% et même 99.8%), c'est qu'elle ne rencontre pas son public (et non que le public est ignare). Si l'oryctérope se trompe, il est prêt à créer dès septembre 2007 l'Association de l'Oryctérope Lyonnais (AOL) dont il sera le seul membre, ayant pour vocation des études poussées sur le style de vie de l'oryctérope, et financée à 100% par le contribuable lyonnais. Où sont les limites ?
L'Oryctérope préconise donc la mise en place des mesures suivantes pour rétablir une réalité dans l'univers d'Alice au Pays de Merveilles instauré dans notre belle ville:
- la création d'un "Comité Culturel" constitué pour moitié d'élus (Ville, Conseil Régional) et de représentants des associations existantes, et pour l'autre moitié de lyonnais ou d'habitants du grand Lyon, selon des modalités à préciser, afin de statuer sur les points ci-dessous :
- proposer un statut motivé et cohérent pour l'ensemble des manifestations ou institutions culturelles existantes à Lyon, de sorte à abandonner le schéma actuel, ce qui ne signifie pas que toutes seront regroupées sous un même statut, mais simplement que la décision sera la conséquence d'une réflexion responsable ;
- établir une base budgétaire claire, incorporant la notion "d'aide non payée" pour une valeur de marché (coût de la location des biens immobiliers, mise à disposition de ressources humaines, techniques, financières) pour en finir avec l'opacité du transfert de ressources actuel ;
- définir un programme d'action culturel quinquennal avec un budget prévisionnel qui devra être présenté, dans ses réalisations, chaque année, au Comité Culturel, avec une justification des écarts. Définir un seuil de dépassement maximal au-delà duquel la municipalité n'aura pas la possibilité de financer les bénéficiaires. Les subventions en particulier, devront répondre systématiquement aux conditions imposées par le législateur (là, c'est souvent le Conseil Régional qui ne contrôle rien... Citons l'exemple des avances sur financement de films, versées par la Collectivité Territoriale et qui n'ont jamais été remboursées, ainsi qu'a pu le relever la Cour des Comptes) ;
- imposer un ratio plafond, dans le cadre du plan quinquennal, des aides + subventions rapportées aux recettes (ou plutôt le contraire, le ratio étant rarement supérieur à 1 !). Cela permettra d'identifier pourquoi on maintient en vie des associations qui ont vocation à ne jamais rencontrer leur public...
Ces préconisations reposent sur une croyance forte: la subvention publique n'est pas néfaste en soi et il est inimaginable qu'une institution telle que l'Opéra de Lyon, par exemple, perdure sans ce financement public. Pour autant, elle doit être présentée et décidée dans son acceptation globale, sans coûts cachés, de sorte que la population sache - c'est bien le premier de ses droits puisqu'elle finance - ce qu'on lui sert. La mission de service public n'a rien d'incompatible avec une gestion privée, il suffit que le cahier des charges soit clair et identifie clairement ce qui relève de la subvention de ce qui relève de la dynamique commerciale. Le Théâtre de la Tête d'Or peut être pris comme exemple à cet effet. On peut imaginer décomposer la politique culturelle à Lyon en 3 pôles: la Ville de Lyon, propriétaire et bailleur des locaux, les institutions culturelles, gérées pour un certain nombre sous forme de structures de droit privé, et la Ville et les Collectivités Territoriales (Conseil Régional), associées au sein du Comité Culturel, pour le financement de la mission de service public au titre de la culture.
16:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, Lyon, Gérard Collomb, gaspillage
12.07.2007
Charte du Hamas [extraits]
EXTRAITS DE LA CHARTE DU HAMAS (18 août 1988 - 1 Muharram 1409 Hijri)
" ARTICLE SIX Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien honorable qui fait allégeance et à Allah et à sa voie, l'islam. Il lutte pour hisser la bannière de l'islam sur chaque pouce de la Palestine, car sous l'aile de l'Islam, les croyants de toutes les religions peuvent coexister en toute sécurité pour leurs vies, leurs biens et leurs droits (...).
ARTICLE SEPT (...) Le mouvement de la Résistance Islamique est l'un des maillons de la chaîne de la lutte contre les envahisseurs sionistes. Cela remonte à 1939, et à l'émergence du martyr Ezzedine al-Qasem et de ses frères, les combattants membres des Frères Musulmans. Elle s'allonge pour s'unir avec une autre chaîne qui est la lutte des Palestiniens et des Frères Musulmans lors de la guerre de 1948, puis les opérations du jihad des Frères Musulmans en 1968 et plus tard.
Si les maillons ont été éloignés les uns des autres et les obstacles mis par les valets du sionisme sur la route des combattants, le Mouvement de la Résistance Islamique aspire à la réalisation de la promesse d'Allah, quelque que soit le temps que cela prendra. Le Prophète, qu'Allah le bénisse, a dit : " Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs, quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres. Les rochers et les arbres diront, O Musulmans, O Abdallah, il y a un juif derrière moi, vient le tuer. Seul l'arbre du Gharkad ne le dira pas, parce que c'est un arbre des juifs " (rapporté par Boukhari et Moslem).
ARTICLE HUIT Allah est son but, le prophète son modèle, le jihad sa route et la mort pour la cause d'Allah son plus haut souhait.
ARTICLE DOUZE Le nationalisme, du point de vue de la Résistance Islamique, est partie intégrante de la croyance religieuse. Rien dans le nationalisme n'est plus significatif ou plus profond que dans le cas d'un ennemi qui pose les pieds sur une terre musulmane. Résister et réprimer l'ennemi devient le devoir individuel de tout musulman, mâle ou femelle. Une femme peut aller combattre l'ennemi sans la permission de son époux, de même que l'esclave sans la permission de son maître. Ce principe n'existe sous aucun autre régime. C'est un fait indéniable. (...)
ARTICLE TREIZE Les initiatives et les soi-disant solutions de paix et conférences internationales sont en contradiction avec les principes de la Résistance Islamique. (...) Ces conférences visent uniquement à installer des mécréants comme arbitres en terre musulmane. Depuis quand les mécréants rendent-ils justice aux croyants ? " Les juifs et les chrétiens ne t'approuveront que quand tu auras embrassé leur religion. Dis leur : La direction qui vient d'Allah est seule véritable ; si tu te rendais à leurs désirs, après avoir reçu la révélation du Coran, tu ne trouverais en Allah ni protection ni secours " (Coran, II, 114).
Il n'existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales sont une perte de temps et des tentatives vaines. Le peuple palestinien refuse d'accepter que son avenir, ses droits, et son destin soient l'objet de spéculations. Comme il est écrit dans l'honorable Hadith : " Le peuple de Syrie constitue le fouet d'Allah sur la terre. Il se venge par leur intermédiaire de quiconque Il veut parmi Ses fidèles. Il est interdit aux hypocrites d'entre eux de vaincre le véritable croyant et ils mourront dans l'angoisse et la douleur ".
ARTICLE DIX-SEPT Le rôle de la femme musulmane n'est pas moindre que celui de l'homme musulman dans la bataille de libération. C'est elle qui fait l'homme. Son rôle dans l'éducation des jeunes est immense. Les ennemis ont réalisé l'importance de son rôle. Ils estiment que s'ils sont capables de l'éduquer et de la guider comme ils l'entendent, loin de l'islam, ils peuvent gagner la bataille. C'est pour cela que vous les voyez donner à ces tentatives toute l'attention requise, à travers les informations, les campagnes, les films, les programmes scolaires, à travers leurs laquais qui sont infiltrés, à travers des organisations sionistes utilisant différents noms, comme les francs-maçons, le Rotary et autres groupes d'espionnage qui ne sont que des cellules de subversion et de saboteurs. Ces organisations ont des moyens financiers énormes leur permettant de jouer leur rôle, à savoir la réalisation de l'objectif sioniste et l'approfondissement des concepts qui servent l'ennemi. Ces organisations opèrent en l'absence de l'islam. Les peuples musulmans doivent jouer leur rôle en déjouant ces conspirations et en paralysant les saboteurs. Le jour où l'islam prendra le contrôle des affaires de la vie, ces organisations hostiles à l'islam et à l'humanité seront effacées.
ARTICLE TRENTE-SIX Tout en préparant sa voie, le Mouvement de la Résistance Islamique insiste sur le fait qu'il ne cherche ni la gloire, ni les gains matériels, ni la prééminence sociale. Il ne fait pas la concurrence à quiconque parmi notre peuple pour prendre sa place. Il ne fera jamais de mal à un musulman ou à un non musulman pacifique, ici ou ailleurs. Il servira de support à tout groupe ou organisation opérant contre l'ennemi sioniste et ses laquais."
Tout cela a au moins le mérite d'être clair. Pourquoi s'encombrer de démocratie alors qu'il est si facile de promettre un génocide ? Plus profondément, ce texte pose un problème majeur : pas de paix sans dialogue , mais AVEC QUI Israël peut-il négocier sur le sujet de la Palestine ?
19:05 Publié dans Recueils | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charte, Hamas, terreur, Israel
09.07.2007
A un détail près ...
Pour beaucoup d'Oryctéropes, les propos de ce jour (lundi 9 juillet) du porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, sont très intéressants. Il remet en cause les évolutions récentes qui tendaient à exclure les prélèvements sociaux du bouclier fiscal, qui s'applique aux contribuables français. Si cela devait se confirmer, ce serait une nouvelle fort positive pour tous les Oryctéropes de France qui estiment, à tort ou à raison, être trop fiscalisés.
Politiquement, cela est intéressant et positif, car cela met un terme à la confusion entretenue depuis la création de la CSG et de la CRDS au début des années 90 entre ce qui relève du financement de la prévoyance (les prélèvements sociaux) et ce qui relève de l'équité et de la solidarité (l'impôt sur le revenu et l'ISF).
Patrimonialement, l'intégration des prélèvements sociaux dans l'assiette des impôts du bouclier fiscal réduit de facto l'imposition directe à 39% des revenus (le cumul des prélèvements sociaux, CSG, CRDS et contribution sociale, étant de 11%), contre 50% aujourd'hui.
Cela constitue donc un véritable plafond à l'imposition dans notre pays. Remarquons que cette mesure, si elle devait être confirmée, contituerait implicitement une limite à l'ISF, impôt honni des français qui le payent et adoré par ceux qui n'y sont pas assujettis. Toutefois, on constate qu'à peine 2% des contribuables éligibles au bouclier fiscal "ancienne version" (50% sur les impôts directs et 61% prélèvements compris) ont exercé leur droit à réversion auprès de l'administration fiscale. A cela, deux explications:
- la peur du contribuable de voir sa demande génératrice de contrôles pouvant conduire à un redressement bien supérieur à l'économie réalisée,
- et, comme toujours, la complexité du mécanisme, dans ses applications. Pourquoi, par exemple, l'assiette du bouclier fiscal est-elle si compliquée, alors que les principaux contribuables éligibles sont des personnes âgées et des personnes à faible revenu ?
Rappel: Institué par la Loi de Finances pour 2006, le bouclier fiscal s'applique en 2007 sur les revenus de 2006 du foyer fiscal de chaque contribuable. Schématiquement, les impôts effectivement payés en 2007 sont plafonnés à 60% des revenus de l'année précédente. L'amendement auquel se réfère Jean-François Copé concerne le taux, qui passerait de 60% à 50%, et l'assiette des impôts, qui incluerait dorénavant les prélèvements sociaux (CSG et CRDS).
Sont compris les impôts suivants: Impôt sur le Revenu (IR) + Impôts locaux (Taxe d'habitation et Taxe Foncière) pour la seule résidence principale + ISF.
Sont exclus: les impôts locaux applicables à des biens immobiliers ne relevant pas de la résidence principale, la redevance audiovisuelle, la taxe sur les logements vacants. A ce jour, les prélèvements sociaux restent exclus.
Pour les revenus, on doit comprendre tous les revenus perçus l'année précédente, salaires et traitements nets de frais professionnels, pensions et rentes viagères à titre gratuit après l'application de l'abattement de 10%, bénéfices agricoles, industriles et commerciaux ou non commerciaux, revenus fonciers pour leur montant net. A cela doit s'ajouter les intérêts générés par les PEL, CEL, PEP, Contrats d'Assurance Vie monosupports, les plus-values imposées au taux proportionnel et exonérées d'impôt, à l'exception des plus-values mobilières restant en-dessous du seuil de cession (15 000 € pour 2006; 20 000 € pour 2007) et des plus-values immobilières exonérées.
Comment procéder ? Le contribuable doit, s'il estime que ses impôts payables en 2007 dépassent le plafond de 60% de ses revenus 2006, demander un droit à restitution ou à remboursement du trop réglé au fisc entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2008. Le formulaire est disponible auprès de son centre des impôts. Bien entendu, qui ne demande rien n'a rien, si le contribuable n'effectue pas la démarche, le fisc ne lui reversera rien.
Quelques conseils d'Oryctérope :
- si vous n'êtes ni passionné par le sujet, ni sûr de vous, peut-être vaut-il mieux se faire conseiller avant d'agir (ou de ne rien faire),
- des astuces permettent d'optimiser le concept de bouclier fiscal: détenir des contrats multisupports d'assurance vie plutôt que des contrats monosupports, effectuer des rachats partiels sur un contrat d'assurance vie, ce qui permet de dégager des revenus non pris en compte dans le calcul du bouclier fiscal... Là encore, il est bon de se faire conseiller par un professionnel de confiance.
Addendum du 13/07/2007: les députés, dans leur majorité, n'ont pas suivi la demande du groupe parlementaire Nouveau Centre, qui demandait l'exclusion des prélèvements sociaux de l'assiette des impôts pris en compte dans le bouclier fiscal. Le "nouveau bouclier fiscal" sera donc de fait de 39% + 11% = 50% des revenus du contribuable. Voilà qui rend les Oryctéropes heureux même un Vendredi 13 !
12:25 Publié dans Gestion de Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prélèvements sociaux, bouclier fiscal, Copé, impôts, Nouveau Centre
06.07.2007
Ventes d'armes / Nigeria / Portugal
Arms sales: No comments. See below.
http://www.youtube.com/watch?v=EG9G24WDEd4&feature=dir
Rogue States: execution in North Korea - Le pays que Staline continue de hanter
http://www.youtube.com/watch?v=6UlHbqGdsdg
Nigeria: 1987 - 2007: no change. No future, no hope. See below.
http://www.youtube.com/watch?v=i8zP-_RvadY
http://www.youtube.com/watch?v=yNlWuq6nqfs
Final plane approach to Murtala Muhamed Int'l Airport, Ikeja, Lagos - Nigeria:
http://www.youtube.com/watch?v=FQisJ19ybyA&mode=relat...=
Lagos, Nigeria: potholes after heavy rain, sometime during the rainy season
http://www.youtube.com/watch?v=ewUtqoXpB_A
Goslow in Lagos: I never go chop at this pace, masta' !
http://www.youtube.com/watch?v=pvcmsx9rMaU&mode=relat...=
O Paradisio fica em Lisboa, Portugal, perto da mae d'agua, nas Amoreiras:
http://www.youtube.com/watch?v=YL9EBm95CkY&mode=relat...=
http://www.youtube.com/watch?v=dPobCi6eBfA
A Praia do Guincho e costa da Caparica : SAUDADE
http://www.youtube.com/watch?v=DNgiYWaCG5c
16:40 Publié dans Un autre regard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Arms sale, Lagos, Nigeria, Lisboa, Guincho, Amoreiras, Aguas Livres



